Après le Mexique, nous voulons nous rendre au Guatemala.
Nous allons tenter de passer la frontière à pieds.


Nous avançons en bus, à pieds, en collectivo...



L'arrivée à la frontière se fait en plusieurs heures et la fatigue se fait sentir.

Nous devons passer par la migration .
Ici les services de police n'ont rien à voir avec ce que nous connaissons en Europe...
Nous allons payer une taxe pour quitter le Mexique et montrer patte blanche.


Voila NOUS Y SOMMES, lorsque nous passons cette barrière nous franchissons LA FRONTIERE officiellement.
Nous sommes enfin au Guatemala


Rapidement nous cherchons un moyen de transport pour avancer dans le pays. Ici, au Guatemala tout le monde se déplace en bus.
Nous sommes dans un contexte très particulier, une certaine tension se fait sentir.
La guerre civile sera d'ailleurs déclarée quelques temps après cette photo.

Nous sommes heureux d'être enfin un peu assis, même si nous vivons des choses un peu...bizarre.
Un homme prend par exemple des photos des passager avant le départ. Lorsque nous nous renseignons du pourquoi de cette démarche on nous explique que cela servira en cas d'identification si notre transport tombe dans le ravin....

Après plusieurs heures de bus nous nous arrêtons à la recherche d'un endroit pour dormir un peu.
Le confort est comment dire..limité ;-)

Le lendemain matin c'est reparti.
Nous reprenons un autre bus.


Cette fois dans le bus, la tension est encore plus palpable que la veille.
Des hommes armés jusqu'au dents sont présents dans le bus. Beaucoup d'enfant également.
Une chaleur écrasante aussi.

Les personnes ne cessent de monter dans le bus.
Elles arrivent avec une sorte de bidon, celui-ci servira de "3 ème rangée " dans le bus.
En effet les gens se placent au centre du bus sur le bidon. Nous nous retrouvons dans un bus superbondé.

Les enfants sont exténués


Puis le bus est arreté.
Tout bascule.
La guerre est sur le point d'être déclarée, les tensions politiques sont énormes.
La route est barée, nous allons resté bloqué là pendant un peu plus de 6h !!
Pourtant jamais à aucun instant nous n'avons eu peur pour notre vie, jamais nous n'avont été mal traité.
Les gens qui se retrouvent bloqués avec nous sont juste merveilleux.

Nous laissons les enfants descendre du bus.
Rapidement ils commencent à jouer avec les petits locaux.



Là bas, certaines mamans ont l'âge de ma fille...
Entre 2 tétées, elles jouents avec mes enfants et leur propre bébé.
Ce mode de vie nous interpelle, mais nous ne sommes pas dans le jugement.
Nous sommes là pour grandir pas pour juger.

Mais nous n'avons pas encore découvert tous les passagers de ce bus...
Oui oui vous voyez bien!
Cette petite fille teint ses poussins pour attirer des potentiels acheteurs.
Les roses se vendent mieux me dit elle.
Ils ont besoin d'argent, pour vivre, pour survivre.


Nous expliquons cela à nos enfants, de manière neutre, les laissant seuls juges de la situation dans ce contexte bien particulier et dans cette culture différente.



6 Heures ça peut parraître long, mais les enfants se baladent sur la route, jouent.
Ce qui nous fait peur sans savoir combien d'heures cela va encore durer, c'est de manquer d'eau.
Mon mari et moi partons derrière les arbres voir si nous pouvons trouver une rivière.

Puis soudain une nuée de jeunes arrivent .
Prévenus de la situation ils sont venus nous vendre de l'eau. Eux aussi doivent vivre..survivre.
Nous envoyons nos grands leur acheter de l'eau .
Nous utilisons malgré tout notre système de purification d'eau ne sachant pas d'où celle-ci provient et vu que nous devons encore rester au pays plusieurs mois..tomber malade ne serait pas une bonne idée.

Dans le bus je crois voir quelque chose..Un poussin coloré? Non !

Cette fois c'est un chat errant qui monte à bord à la recherche de nourriture.
Nous lui donnerons un peu de poulet.

Nous fatigons et beaucoup d'entre nous décident de se coucher un peu sur le bord de la route.
Puis enfin, le barrage se lève, nous remontons dans notre "bus", nous allons enfin avancer un peu.

Nous traversons villes et villages à la recherche d'un lieu pour nous poser.

Nous sommes marqués par les croyances des gens.
Ici ont pratique beaucoup de sacrifices de poulet.
On prie et on s'en remet à Dieu pour tout .

Dans ces boites en cartons des poulets.
Chacun vient avec son poulet, ils sont tués en offrande dans l'eglise, en pratiquant des gestes très précis, des bruits, des cris.

Malheureusement il est souvent trop tard pour espèrer un "miracle"
Cette dans entre avec un poulet dans la boite et son enfant inerte.
Sera t il sauvé grace à ce sacrifice? Je ne le saurai jamais...

Dans les Eglises, l'ambiance est très spéciale.


Un peu partout nous voyons des lieux de prières, de sacrifice et de cérémonies.
La culture Maya est très présente comme je vous en parlais ici.





Au loin vous pouvez apprencevoir le cimetière.
La mort est vécue très différemment ici, comme je vous en parlait en détails dans cet article.



Au Guatemala, nous découvrons un tas de plantes, de fruits et de légumes.

Nous découvrons aussi la beauté de leurs enfants .

Et puis il y a leurs tissus.
D'une beauté éclatante, j'échange quelques uns de mes vêtements contre du tissus.



La vie est rude, mais les gens sont souriant et généreux.
Nous tombons vite amoureux de cette population, et ça semble réciproque ;-)







Nous allons d'un endroit à l'autre avec toujours autant d'enthousiasme.
Ce pays est tellement riche en découvertes.







Il nous arrive de devoir prendre le bateau.
Les enfants adorent çà.






Nous avons peu de choses à acheter, nous sommes d'ailleurs parti avec presque rien.
Ici les fruits et les légumes sont disponibles partout c'est donc très facile de manger gratuitement.
Ces avocats par exemple, étaient délicieux .




Et quand nous devons acheter, nous trouvons tout auprès de la population, dans la rue.
Ici par exmple mon mari achète des cacahuettes.



Le pays est très beau et très vert.





Tous calés dans un tuc tuc nous partons voir plus loin...









Comme toujours nous fêtons nos anniversaires en voyage.
Cette fois c'est le miens .

Malheureusement au bout de plusieurs semaines, le ton monte dans le pays, la guerre est sur le point d'être déclarée.
Nous contactons l'ambassage, ils nous recommandent de nous mettre en sécurité.
Nous partons donc rapidement .

Nous trouvons refuge dans une maison maternelle.
Nous y resterons en sécurité quelques jours à l'abri derrière les barbelés....


Après quelques jours nous prenons la décisison de quitter le pays pour notre sécurité.
Direction....Le Costa Rica .
